25-26 - Portrait VUARNIER Christian
Si ton sifflet pouvait raconter ton histoire, que dirait-il à ton sujet ?
Je suis Christian Vuarnier, licencié à Saint-Marcel-lès-Annonay et arbitre de basket au niveau fédéral. Si je porte aujourd’hui le sifflet, c’est grâce à celles et ceux qui m’ont fait comprendre qu’il était temps de poser mes baskets de joueur pour continuer à vivre le jeu autrement, sous un autre maillot.
Depuis, j’exerce cette fonction avec la même motivation. C’est un rôle exigeant, chronophage, qui demande rigueur et constance… mais c’est aussi ce qui le rend si passionnant. Mon seul regret serait peut-être de ne pas avoir commencé plus tôt.
Le basket est bien plus qu’un sport : c’est une seconde famille, avec ses moments forts, parfois ses tensions, mais toujours cette capacité à se retrouver autour de l’essentiel.
Sur le terrain, je m’attache à arbitrer avec cohérence et impartialité, pour limiter les incompréhensions et garantir le respect de tous les acteurs du jeu. Ce sont des valeurs fondamentales pour moi, encore renforcées par mon rôle au sein de la commission de discipline, qui se doit d’être garante des règles.
Et au-delà des matchs, il y a ce plaisir intact de partager, d’échanger et de vivre des rencontres officielles ou non avec des collègues qui, au fil des années, sont devenus bien plus que de simples partenaires d’arbitrage.
Au fond, si mon sifflet pouvait parler, il raconterait une histoire sans fin… parce qu’une passion comme celle-ci ne se raconte jamais complètement.
Quelle chanson pourrait raconter ton style sur le terrain ?
Ma chanson idéale serait portée par des valeurs qui me définissent vraiment : la détermination, la progression constante, l’envie de ne jamais regarder en arrière. Un morceau qui pousse à agir, à trancher, plutôt qu’à hésiter. C’est exactement l’état d’esprit qui a guidé tout mon parcours dans le basket.
Je n’ai pas encore de titre précis en tête… mais je laisse ça aux artistes. Et promis, le jour où elle sort, je vous donne le nom.
Si tu avais le pouvoir de modifier une règle du basket, laquelle changerais-tu et pour quelle raison ?
Si j’avais le pouvoir de modifier une règle au basket, je supprimerais celle des 8 secondes. Aujourd’hui, elle oblige l’équipe attaquante à franchir la ligne médiane dans un délai très court, ce qui limite certaines phases de construction. Sans cette contrainte, les attaquants auraient davantage de liberté pour organiser le jeu, tandis que les défenseurs devraient faire preuve de plus de créativité et d’agressivité pour récupérer le ballon rapidement. À mon sens, cela apporterait plus de richesse tactique et rendrait le jeu encore plus spectaculaire.
Si tu pouvais donner un seul conseil à quelqu'un qui hésite à s'engager dans l'arbitrage, lequel serait-il ?
Si tu hésites à te lancer dans l’arbitrage, mon conseil est simple : ose franchir le pas.
L’arbitrage dépasse largement le rôle sur le terrain. C’est un formidable outil de développement personnel : il te permet de renforcer ton sens des responsabilités, ta gestion des émotions, ta rigueur, et surtout tes compétences en management.
Avant d’endosser l’image de l’arbitre, il faut se percevoir comme un facilitateur du jeu, présent seulement quand c’est nécessaire. C’est cette subtilité, parfois difficile à maîtriser, qui rend l’expérience si enrichissante.
Au-delà du sport, l’arbitrage te prépare à affronter les situations conflictuelles de la vie avec recul, justesse et assurance.
Merci Christian pour ce témoignage inspirant : son sifflet ne fait pas que trancher, il raconte une passion et des
valeurs qui vont bien au-delà du terrain.