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Comité Drôme Ardèche de Basket-ball

25-26 - Portrait REVOL Corinne

Si ton sifflet pouvait raconter ton histoire, que dirait-il à ton sujet ?

Si mon sifflet pouvait parler, il raconterait vie entière dédiée au basketball, faite de passion, d’exigence et d’engagement.
Il dir
ait que je m’appelle Corinne Revol, aujourd’hui licenciée au Saint Vallier Basket Drôme, et que mon parcours s’est construit sur tous les terrains, dans tous les rôles.
Tout a commencé en 1989, à l’ESM (Saint-Jean-de-Muzols), où j’ai grandi comme joueuse jusqu’en NF2. Puis mon regard s’est élargi : diplômée du BE, je me suis engagée sur le banc en NF3, toujours fidèle à ce même club.
Mais surtout, il raconterait mes 20 années d’arbitrage au niveau national. La rigueur, les décisions, la justesse, au cœur du jeu. Il évoquerait mon parcours d’arbitre fédéral au SVBD depuis 13 ans, et ces moments rares où tout s’intensifie.
Et parmi tous ces souvenirs, il marquerait un temps d’arrêt :
Le 17 mai 2009, à Bercy. Une finale féminine entre Lyon et Mondeville. Parce que certains matchs ne s’arbitrent pas seulement , ils se vivent.

Quelle chanson pourrait raconter ton style sur le terrain ?

J’ai deux chansons qui reflètent mon style sur le terrain : « L’envie » de Johnny Hallyday et « Je te donne » de Jean-Jacques Goldman. Elles illustrent bien les valeurs qui guident mon arbitrage : transmettre mon expérience aux plus jeunes en les accompagnant, prendre plaisir à faire partie du jeu, rester attentif aux acteurs, et soutenir le déroulement du match avec humilité et transparence. Pour moi, un bon arbitre est avant tout celui qu’on ne remarque pas sur le terrain.

Si tu avais le pouvoir de modifier une règle du basket, laquelle changerais-tu et pour quelle raison ?

Si je pouvais modifier une règle du basket, ce serait celle liée au fair-play. Aujourd’hui, lorsqu’un joueur commet une faute antisportive ou technique, la sanction reste limitée. Pour encourager une réelle prise de conscience, j’ajouterais, en plus des sanctions existantes, une exclusion temporaire de 2 minutes : le joueur fautif devrait regagner le banc et ne pourrait pas être remplacé, laissant son équipe en infériorité numérique, 5 contre 4, pendant toute la durée de l’exclusion. Cette modification inciterait les joueurs à mieux gérer leur stress et leur frustration, tout en favorisant un véritable esprit de fair-play sur le terrain.

Si tu pouvais donner un seul conseil à quelqu’un qui hésite à s’engager dans l’arbitrage, lequel serait-il ?

Si je devais donner un seul conseil à quelqu’un qui hésite à se lancer dans l’arbitrage, ce serait : foncez ! L’arbitrage est essentiel au sport : « pas d’arbitre, pas de match ».

Cette expérience est extrêmement valorisante, tant sur le plan sportif que personnel. Alors prenez le sifflet et venez découvrir cette aventure unique !


Merci Corinne pour cet échange, qui nous rappelle que l’arbitrage est bien plus qu’une fonction : c’est une passion vécue avec rigueur, humilité et amour du jeu.