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Comité Drôme Ardèche de Basket-ball

25-26 -Portrait LANDY Pierre

Pierre LANDY fait partie des arbitres français les plus reconnus.

Règulièrement licencié au BC Nord Ardèche et à Saint Vallier, clubs avec lesquels il a évolué à un niveau compétitif en N2 et en Pro B, il s'est construit un parcours  remarquable qui l'a mené des parquets de sa jeunesse jusqu'au niveau international.
Aujourd'hui arbitre FIBA et arbitre au plus haut niveau français en Betclic Elite, il représente une véritable référence du sifflet français.
Originaire de notre comité Drôme Ardèche, Pierre incarne la réussite sportive et l'exigence du haut niveau.

Nous sommes fiers de compter parmi nos rangs une personnalité d'une telle valeur, qui fait rayoner notre territoire jusque sur les scène internationales.

 

Quelle est la phrase la plus efficace pour calmer un joueur en plein moment de tension ?

Je n’ai pas vraiment de phrase toute faite, même si certaines reviennent. Tout commence par la lecture du langage corporel : attitude, intention, degré d’ouverture. Ça me permet de savoir si un dialogue est possible.

Quand j’engage moi-même l’échange, je passe souvent par une question fermée :

« Est-ce que tu es capable de m’écouter ? »

Si la réponse est oui, j’enchaîne : « On n’a sans doute pas la même lecture de l’action, mais merci de respecter ma décision. »

Ensuite, je donne l’explication technique.

Si la réponse est non, je n’insiste pas : ce n’est pas le moment de discuter.

Quand le joueur vient vers moi, je m’appuie sur deux principes : un échange respectueux, d’adulte à adulte, et le laisser s’exprimer en premier. Je ne réponds que s’il y a une vraie question. Pas de question = pas de réponse.

Un joueur peut dire : « Il n’y a pas faute. » Dans ce cas, je ne réponds pas, pour éviter un rapport de force inutile.

Sauf si j’ai vraiment commis une erreur. Là, je n’ai aucun problème à dire : « Tu as raison, je me suis trompé. »

Quelle rencontre humaine inoubliable t’a offert l’arbitrage ?

Chaque week-end apporte son lot de rencontres incroyables, que ce soit avec mes collègues arbitres, les joueurs, les coachs, ou même l’ensemble de l’environnement autour du match.
Ce que je vis est vraiment un privilège. Nous voyageons régulièrement, dans d’excellentes conditions, et participons à certains des plus grands événements en France, voire en Europe.
J’ai également la chance de pouvoir échanger et partager le terrain avec des joueurs exceptionnels comme Victor Wembanyama, Mike James, et bien d’autres, ce qui rend chaque expérience unique.


Quel a été le commentaire ou argument le plus surprenant qu’un joueur t’ait donné pour justifier une action contestée ?

Je n’ai pas vraiment d’anecdote spectaculaire à ce sujet, mais je me souviens d’une situation marquante lors de mes jeunes années d’arbitre.

C’était avec un coach qui était également joueur, et qui en profitait parfois. À un moment donné, il y a eu faute sur lui, et il a contesté de manière assez véhémente en disant : « Je n’ai pas pu faire faute, je coachais ! »

Ça m’a amené à réfléchir, et le doute s’est installé… Malheureusement, on ne peut rien vérifier de manière factuelle dans ce genre de situation. Le coach/joueur a senti ce moment de flottement et en a profité.

Dans ces cas-là, le plus important est de faire un reset mental, de laisser la situation derrière soi et de se concentrer sur la prochaine action plutôt que de ruminer. C’est facile à dire maintenant, 20 ans plus tard… mais à l’époque, je crois que j’avais dû ruminer tout le match ! 😂
 

Quelle décision aimes tu siffler et laquelle te fait encore un peu peur ?

Je prends plaisir à siffler toutes les décisions, même les plus complexes, à chaque match.

Notre rôle n’est pas d’être des chefs de gare ou des directeurs de jeu ; je préfère voir notre mission comme celle de facilitateurs, au service du jeu.

Bien sûr, certaines décisions sont difficiles, surtout dans des contextes tendus, parfois hostiles. Mais cela fait partie intégrante de notre métier, quel que soit le niveau ou la catégorie : il s’agit de prendre la bonne décision, même lorsqu’elle est difficile, en restant toujours impartial.

Et ce sont précisément ces moments qui nous font progresser, qui enrichissent notre expérience et nous renforcent en tant qu’arbitres.
 

Ton anniversaire arrive ce samedi 29 novembre ! Quel cadeau d’arbitre rêverais-tu de recevoir cette année ?

C’est une excellente question, et je sens que ma réponse va un peu surprendre 😄. Arbitrer est déjà un vrai privilège pour moi depuis de nombreuses années. J’ai eu la chance de vivre énormément de choses dans ce rôle, qui demande constamment remise en question et engagement.

Mais si je devais choisir un “cadeau idéal”, ce serait simplement de pouvoir passer plus de temps avec ma famille. On oublie parfois que derrière notre passion, il y a des proches qui se sacrifient pour nous permettre de vivre pleinement ce métier.

Le plus beau cadeau pour moi serait donc de leur consacrer davantage de temps, de les remercier pour tout ce qu’ils m’apportent et de les voir en bonne santé.

 

Merci Pierre et bonne continuation !

Merci Pierre pour ce joli moment partagé ! Que la passion du basket continue de te faire vibrer, que chaque match reste une aventure, et surtout que tu puisses profiter pleinement de ta famille.

On te souhaite plein de beaux instants, sur le terrain comme en dehors !