25-26 - Portrait OUKRID Jihane
L’histoire d’une battante du basket
Si ton sifflet pouvait raconter ton histoire , que dirait-il à ton sujet ?
Si mon sifflet pouvait raconter mon histoire, il parlerait avant tout de ma passion pour le basket, une passion qui m’accompagne depuis toujours. Je suis OUKRID Jihane et j’ai commencé le basket à 10 ans, avec mon père comme coach. Ma mère, elle, rêvait d’avoir une fille danseuse étoile… mais elle a eu une meneuse de jeu un peu brusque à la place.
Saint-Jean-de-Muzols reste un chapitre inoubliable, sur et en dehors du terrain : une vraie équipe, des fous rires, des victoires et des coachs qui ont sûrement perdu quelques cheveux à cause de nous.
L’aventure s’est poursuivie avec l’équipe nationale algérienne. Le match contre le Maroc reste gravé : intense, électrique, inoubliable. Ces moments m’ont fait comprendre que tout ce chemin valait vraiment le coup.
Puis je suis devenue arbitre, suivant les traces de mon père, qui m’a transmis non seulement l’amour du jeu, mais aussi des valeurs fortes.
J’ai eu la chance d’être assistante sur les sélections Drôme Ardèche pendant cinq ans, une expérience qui m’a énormément enrichie. Aujourd’hui, mes deux enfants jouent au basket, et les voir porter mon numéro me remplit de fierté.
Mon sifflet raconterait aussi que je suis une battante, attentive à la justice. Sur le terrain, j’arbitre toujours avec rigueur et équité, comme si chaque décision concernait mes propres enfants. Être juste et cohérente guide chacune de mes actions sur le parquet.
Enfin, il se souviendrait de ces moments forts et chargés d’émotion : arbitrer aux côtés de mon père, partager le terrain avec mes fils… des instants gravés à jamais dans mon cœur.
Quelle chanson pourrait raconter ton style sur le terrain ?
La chanson qui pourrait raconter mon style sur le terrain, c’est Eye of the Tiger. Elle reflète parfaitement mes valeurs : être une battante, ne jamais lâcher prise, rester concentrée et déterminée quoi qu’il arrive.
Si tu avais le pouvoir de modifier une règle du basket, laquelle changerais-tu et pour quelle raison ?
Si je pouvais modifier une règle, je reviendrais sur l’interdiction de sauter et de retomber sur le même pied (le fameux « cloche-pied ») sans que cela soit sifflé comme une violation de marcher. C’était une action technique fascinante, qui permettait d’entrer dans la raquette ou de déstabiliser son défenseur, et je pense que cela ajoutait une vraie dimension au jeu.
Si tu pouvais donner un seul conseil à quelqu'un qui hésite à s'engager dans l'arbitrage, lequel serait-il ?
Mon conseil serait simple : foncez ! L’arbitrage fait grandir : il renforce l’assurance, forge le caractère et impose la rigueur. Mais au-delà de tout, c’est avant tout une passion. Et quand on prend du plaisir à arbitrer, il n’y a aucune raison d’hésiter.
Merci Jihane pour ce voyage au cœur du jeu, où courage et amour du basket se mêlent à chaque instant.